Fin janvier, j’ai vécu une résidence d’écriture au Conquet, Finistère. Cinq jours pour prendre le temps de travailler à un projet. Entre écriture de mes « journaux de chemins », écriture de haïkus et « journal des jours ».
Un laboratoire pour voir pour moi si l’écriture du quotidien peut receler autant de merveilles que celle des randos et voyages en itinérance. Un défi !
Je voudrais être comme le héros du film « Perfect days » de Wim Wenders, trouver aussi de la paix et de la joie dans le banal et la routine.
Je suis arrivée le 26 janvier dans ce bout du monde où sévissait la tempête. J’ai marché sur le chemin des douaniers et zigzagué, comme ivre, poussée par le vent. Le premier après-midi, j’ai écrit alors que la grêle cognait au carreau. Le temps m’a aidé à rester au chaud à travailler.
Les autres jours, j’ai marché, peu à cause de la tempête, et surtout rassemblé des textes, réécrit et écrit de nouveaux.
Je n’avais pas été prise à une résidence d’écriture à Ouessant – parmi 1040 candidatures ! – alors j’ai décidé de me créer ma propre résidence à deux pas, au Conquet, la ville de départ pour Ouessant. (Je n’ai pas été sur l’île mythique cette fois, trop mauvais temps. Mais je reviendrai.)
Gratitude pour mon amie Malou qui m’a prêté sa maison de famille au Conquet pour cela.
J’ai beaucoup de chance d’avoir cette liberté-là de partir 1 petite semaine pour prendre le temps de l’écriture. Sortir de chez moi est aussi source de renouvellement et de relance des idées pour moi.
Pour en savoir plus sur cette expérience, vous pouvez me retrouver sur Instagram @marieremande ou Facebook. J’y fais le récit de mes découvertes bretonnes, comme toutes les autres vécues en randonnées itinérantes depuis bientôt 3 ans.
J’espère qu’il en naîtra un ouvrage. J’y travaille en tout cas.